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Leçon de physique n°53 (agrégation) :
Mécanismes de la conduction électrique. Loi d'Ohm. Effet Hall. Applications (PCSI, 1er cycle).

Transcription des notes manuscrites de préparation à l'agrégation. Les schémas et le détail des calculs sont dans le document original : télécharger la leçon manuscrite (PDF, 7 pages).

Remarques du jury

Il paraît indispensable de mentionner la supraconductivité. Si l'on utilise le modèle de Drude, préciser ses limites ; une approche probabiliste peut être envisagée et la théorie quantique de la conduction évoquée.

Introduction

Lorsque des porteurs de charge sont libres de se déplacer, il existe différents courants : de convection (déplacement global de la matière), de diffusion (gradient de concentration) et de conduction (gradient de potentiel électrique), étudié ici. Il existe dans les solides, liquides ou gaz ; seule change la nature des porteurs (électrons, ions ou les deux). L'interaction des porteurs mobiles avec le milieu est à l'origine de la loi d'Ohm.

Le modèle de Drude

Approximation de l'électron libre

Hypothèses : pas d'interaction électrostatique entre électrons, pas de puits de potentiel dus aux ions, électrons obéissant à la statistique de Maxwell-Boltzmann ; on s'appuie sur la théorie cinétique des gaz pour introduire un temps de relaxation.

Temps de relaxation

Loi d'Ohm

Échec du modèle de Drude

Théorie de Sommerfeld

Les électrons obéissent à la statistique de Fermi-Dirac (principe d'exclusion de Pauli, états quantifiés) ; ce sont des ondes qui se propagent sans déformation dans un cristal parfait ; les défauts et l'agitation thermique altèrent leur mouvement.

La théorie des bandes

Présentation

Dans un solide, l'interaction avec les ions rassemble les niveaux d'énergie en bandes quasi continues, séparées par des bandes interdites (gap).

Différents comportements

Paramètres influençant la conductivité

Supraconductivité

Découverte en 1911 sur le mercure : sous une température critique, certains matériaux ont une conductivité infinie ; un courant persiste sans amortissement. Pour \(T < T_c\), ils sont diamagnétiques parfaits (\(\vec{B}_{int} = \vec{0}\)), ce qui est incompatible avec une conductivité finie.

L'effet Hall

Présentation

Dans une plaquette parcourue par \(\vec{j}\) et soumise à \(\vec{B}\), les porteurs subissent \(q\vec{v}\wedge\vec{B}\) : excès de charges d'un côté, défaut de l'autre, d'où un champ de Hall. En régime permanent \(q\vec{v}\wedge\vec{B} + q\vec{E}_H = \vec{0}\), soit \(\vec{E}_H = R_H\vec{B}\wedge\vec{j}\) avec \(R_H = \dfrac{1}{nq}\).

Tension de Hall

\(U_H = -\dfrac{R_HIB}{a}\) : elle dépend du type et de la concentration des porteurs, plus faible dans les métaux que dans les semi-conducteurs. Pour \(n = 10^{29}\) m-3, \(I = 1\) A, \(B = 1\) T : \(6\cdot10^{-8}\) V si \(a = 1\) mm, environ 1 µV si \(a = 0{,}1\) mm ; pour un semi-conducteur (\(n\) environ \(10^5\) fois plus faible), environ 0,1 V. Le signe de \(U_H\) donne celui de \(R_H\), donc la nature des porteurs.

Applications

Détermination du type de porteurs et de leur concentration ; mesure de champ magnétique avec une sonde à effet Hall en semi-conducteur, qui mesure la composante de \(\vec{B}\) perpendiculaire à la sonde (manipulation).

Conclusion

L'interprétation de la conductivité est complexe : il existe plusieurs modèles, qui font appel à la physique statistique et à la mécanique quantique ; le modèle classique suffit rarement, et de nombreux paramètres influent sur \(\gamma\).

Bibliographie

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